19/09/2018

Habib autorisé

 

Ainsi donc, Hapsatou serait un prénom insultant pour une personne de nationalité française, selon Eric Zemmour. Dans l'esprit provocateur de cet auteur fascisant, il faut que les français adoptent des prénoms français. William, c'est limite, comme l'a précisé juste après Zemmour. Et il a...raison. Il n'y a pas de Saint William au bottin des saints cathos. 

 

... par contre il existe des noms de saints qui ne sonnent pas du tout Saint Germain des prés: saint Habib, Rafka, Nuno, Kynga, Ruf, Zénobe, Nabor, Kuriakose, Spyridon, Xénophon, Larissa, Kizito, Quirin, Ménéhould, Mariam, Nimatullah, Sabas, Salomon, Zita, existent tous dans le paradis très catholique. On doute que ce raciste d'opérette goûte beaucoup à des prénoms reprenant ces hauts personnages du catholicisme.

 

Plus qu'une boutade, cette liste non-exhaustive démontre qu'Eric Zemmour n'a rien compris à l'Histoire qu'il manie opportunément pour soutenir les thèses le plus nauséabondes. Assimiler l'identité nationale française, construite artificiellement au 19e siècle, à une religion, celle du Roi de France depuis le roi Clovis, un millénaire et demi en arrière, c’est procéder à un mélange absurde. Zemmour est xénophobe. Par tous les moyens il tente de justifier sa xénophobie par la science dont il sélectionne quelques éléments pour en faire des vérités. C’est un idiot.

07:21 | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook

18/09/2018

L'impasse législative

Le récent Temps présent sur la paupérisation des couples séparés et divorcés a fait pas mal parler en Suisse Romande. Beaucoup ont découvert des situations pourtant présentes depuis des années dans notre pays. Ce que cache l’inadéquation des lois suisses de la famille, c’est un décalage pourtant très simple entre une société de 2018 qui a passablement bougé et un droit basé sur des stéréotypes machistes qui refuse de sortir de stéréotypes archaïques. Avec parfois des situations enfermantes.

Lire la suite

10:34 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

01/09/2018

L’abysse, les eunuques et l’article 11

Je hais les projets politiques de Pierre Maudet et sa manière de se mettre en scène. La multiplication des prisons là où il aurait fallut d’abord des écoles, ses coups médias où il se met en scène dans une parodie de famille Heidiland qui dégouline de birscher muesli. Le respect que m’inspire celui qui sait mener ses projets à bien ne saurait compenser les cotés désagréables de l’élu. Le citoyen Pierre Maudet a tout mon respect. Il n’y a d’autres ministres aussi bien taillé pour la présidence. Hélas.

 

Lire la suite

12:59 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

24/08/2018

La voie verte du Ceva et le signal nécessaire

L'ouverture de la très attendue voie verte entre Annemasse et les Eaux-Vives au printemps dernier décrit mieux que n’importe quelle explication le problème de la mobilité cycliste. Vision passéiste, absence d’une réelle audace, consensus mou qui donne au final un mélange curieux d’aménagement tape à l’oeil sur papier glacé et parfois dangereux à l’usage. En cela, la votation à venir du 23 septembre est importante par le signal qu'elle peut donner en faveur du vélo.

Lire la suite

00:45 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

17/08/2018

Pont Morandi: la courte mémoire des collectivités

Le tragique effondrement du pont Morandi de Gênes met en lumière autant l’absence de mémoire des pouvoirs publics que les pratiques des entreprises privées bénéficiant de concessions publiques. Propriétaire du pont et bénéficiaire de la concession autoroutière dont le pont Morandi fait partie, le groupe Atlantia a réalisé en 2017 un bénéfice de plus d’un milliard d’euros, soit un peu moins de 20% de son chiffre d’affaire. Forcément choquant quand on sait les sonnettes d'alarme tirées au sujet de l'état du pont. L’Histoire est à ce sujet riche en enseignement.

Lire la suite

10:32 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

27/06/2018

Amendes honorables

En quelques heures, le montant des amendes infligées aux trois joueurs suisses a été réuni. L’opération, initiée par des fans de bonne volonté, soulève cependant un gros problème, le même par ailleurs qui fait que le football apparaît trop souvent comme un sport de sauvages, irrespectueux des règles et simulateurs.

 

Lire la suite

13:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/05/2018

La 2e massue

L’insertion professionnelle des personnes de plus de 50 ans devient un des problèmes épineux de notre société. L’enquête réalisée par la Tribune de Genève est très révélatrice d’une Suisse qui ne comprend pas les changements. Parmi les solutions évoquées, celle d’allouer des allocations. Et si on commençait par diminuer les coûts de cette employabilité via le 2e pilier?

Dans la Suisse mythique des Trente Glorieuses, un employé entrait dans un entreprise et n’y ressortait qu’à la retraite. Tout le système des retraites est basé sur ce mythe. L’une des mécaniques les plus perverses, car invisible, est celle des prélèvements sociaux. Plus un employé vieillit, plus la part de ses cotisations sociales pour alimenter le 2e pilier augmente. Elle s’échelonne de 7 à 18%. Du simple à plus du double.

Vouloir allouer des allocations à un cinquantenaire qui ne retrouve pas d’emploi est louable, mais il serait peut-être plus judicieux de commencer par adapter une mécanique des prélèvements qui ne correspond plus à nos réalités et qui dirige les entreprises naturellement vers les plus jeunes. Certes, des cotisations allégées pour les jeunes employés sont utiles pour favoriser l’embauche de ces travailleurs, mais il semble désormais qu’il serait tout aussi utile de les plafonner rapidement, voire de les faire baisser également pour les travailleurs à partir de 50 ans.

Aujourd’hui, la progression des cotisations 2e pilier lié à l’âge d’un employé ne correspond plus à aucune logique. Une entreprise est par là freinée à l’embauche de travailleurs âgés, dont les coûts salariaux sont parfois bien plus élevés que ceux de jeunes travailleurs.

Il semble urgent que la Suisse adapte ce système de progressivité des prélèvements du 2e pilier et que les cotisations soient uniformisées. Aujourd’hui, le 2 pilier s’avère plutôt être, pour les travailleurs de plus de 50 ans, comme un coup de massue à double effet. Un employé expérimenté coûte cher par un salaire tenant compte de cette expérience, mais encore ponctionné proportionnellement bien plus fortement que le salaire d'un jeune employé. A modifier au plus vite.

 

14:59 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

18/04/2018

Sous les pavés, la page se tourne

Les frémissements médiatiques autour du 50e anniversaire des événements de mai 68 sont intéressants à plus d’un titre. Certes, l’actualité sociale de nos voisins est riche, mais derrière ces frémissements, réside surtout la reproduction d’un décalage problématique entre ce qu’est l’Histoire et ce qu’on en fait de nos jours. L’Histoire est omniprésente mais hélas, nous sommes toujours incapables de la prendre uniquement pour ce qu’elle est. Une science du passé qui tout au plus parvient à ébaucher quelques réflexions sur des origines du monde actuel, sans jamais être une science aux vertus divinatoires.

 

Lire la suite

20:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

11/04/2018

Derrière un départ, une démocratie qui se meurt

Oris est innocent. Je n’ai même pas besoin d’y engager mon honneur. Le rapport des enquêteurs indépendants nommés par l’université est clair, même s’il tente maladroitement d’atténuer l’évidence par des évocations floues. Le professeur Oris a cependant démissionné de la direction de l’Université lundi dernier, fatigué par plus de 10 ans d’attaques fourbes et mensongères, qui avaient repris de plus belle il y a plusieurs mois.

 

Lire la suite

22:15 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

06/04/2018

Pour régler le problème de représentation femmes - hommes

Comme à chaque campagne depuis quelques temps, l’éternel problème de la juste représentation des femmes et des hommes au sein des instances politiques suscite une pluie de débats, commentaires, idées plus ou moins farfelues, propositions plus au moins opportunistes, professions de foi et autre soliloques parfois indigestes. Quelle n’a pas été ma surprise d’entendre de la bouche même d’une candidate de la liste femmes, intervenant à Vernier dans le cadre de la journée du 8 mars, une réticence à l’établissement de quotas, arguant qu’il faudrait alors en créer pour les jeunes, vieux, handicapés, etc. Argument aussi usé qu’absurde, puisque la population masculine ou féminine ne représente ni l’une ni l’autre une minorité. Au contraire de tous les autres groupes cités.

Lire la suite

23:51 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

14/12/2017

Emmanuel Macron découvre l'Afrique

Au dernier jour de sa tournée africaine le dimanche 3 décembre dernier, Emmanuel Macron s’est entendu dire les 4 vérités du plus gros continent de la planète. Par la bouche du président Akufo-Addo du Ghana, la diatribe fera sans doute date. Beaucoup de Suisses et d’élus de notre pays, à commencer par ceux de Vernier qui viennent de diviser par deux le montant de l’aide internationale dans le budget 2018, devraient prendre le temps d’écouter ces 8 minutes qui claquent comme un rappel à l’ordre.

 

Lire la suite

07:30 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

10/12/2017

L’aveuglement du Conseil Fédéral

En suivant nos lois, un parent contributeur séparé ou divorcé ne peut plus déduire les pensions versées à ses enfants dès que ceux-ci ne sont plus mineurs. Pourtant, le droit de la famille, très logiquement, lui impose toujours de contribuer aux frais de ses enfants, si ceux-ci sont par exemple en études. Sachant que l’impôt est progressif, la douloureuse revient, au mieux, à une gifle. Parfois, à une précipitation brutal dans une précarité économique. Pour peu que l’entrée dans la majorité des enfants corresponde à l’entrée dans une fin d’activité professionnelle, c’est même un ticket automatique pour l’assistance publique, quand bien même l’ex-conjoint ne traverse pas du tout les mêmes difficultés.

Le cas est bien connu, si bien que Jean Studer, alors Conseiller d’Etat à Neuchâtel avait eu cette formule choc face caméra: « ces règles sont totalement injustes ». On pourrait s’attendre à ce que devant une injustice, le législateur oeuvre à rectifier des règles problématiques. Surtout après plus de 10 ans et dans une démocratie semi-directe telle que la notre. Hélas, rien ne bouge et rien ne semble devoir bouger pour très longtemps.

Plusieurs textes déposés au Conseil Municipal de Vernier n’ont pas fait bouger d’un pouce les fronts. Même la simple de demande adressée au Conseil d’Etat de produire des statistiques des cas réels de contributeurs précarisés ne génère qu’un silence. Au jeu de la patate chaude, les mains virevoltent et la patate voltige. La commune renvoie au canton, le canton renvoie à la Confédération. Et la Confédération renvoie à une décision de 2006, lorsqu’une proposition de réforme s’était heurtée à un mur (Motion 06.3305). Et pendant ce temps, l'Etat social doit financer le sauvetage financier de parents contributeurs projetés dans la précarité.

Cette décision de 2006 suit un argumentaire pour le moins surprenant. A en croire le Conseil Fédéral, les parents séparés et divorcés bénéficient déjà d’une inégalité de traitement en matière fiscale en leur faveur, puisqu’ils ont la possibilité de déduire pendant la minorité des enfants les pensions versées. Prolonger ce système reviendrait à creuser cette inégalité.

En 2017, une pension alimentaire représente dans un budget une charge considérable, parfois dépassant les frais réels des enfants. Dès lors, s’il existe une inégalité de traitement, c’est bien dans le versement de sommes qui ne sont pas utilisées à la fin prévue, sans aucune possibilité de le contester. Les cas de parents contributeurs littéralement étranglés financièrement par des pensions qui dépassent des minimums vitaux existent, bien qu’à Genève, le Conseil d’Etat se refuse toujours à en donner une mesure statistique.

Prétendre aujourd’hui que les parents séparés et divorcés sont favorisés par le fisc revient à nier une réalité qui creuse au quotidien les budgets sociaux. Cette affirmation du Conseil Fédéral relève de l’aveuglement. Plutôt étonnant pour un gouvernement souvent vanté comme proche des préoccupation de ces concitoyens. Il s'explique cependant aisément. Au parlement, combien d'élu-e-s étranglé-e-s financièrement par une séparation ou un divorce? 

23:19 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

20/09/2017

Pas en mon nom Monsieur le Président

Donald Trump a parlé dans l’exercice très attendu du discours à l’ONU. Dans son style inimitable, la menace contre le régime coréen a été on ne peut plus claire:« si nous devons nous défendre, nous ou nos alliés, nous détruirons complètement la Corée du Nord ». Référence implicite à l’arme nucléaire. Aussi, est-il bon de rappeler quelques vérités que l’Occident a oublié.

 

Lire la suite

00:06 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

04/09/2017

Biko

Début septembre 1977, il y a 40 ans tout juste, mourrait Steve Biko dans un véhicule de la police sud-africaine qui le transportait de Port Elisabeth à Prétoria. Officiellement, le chantre du mouvement de la Conscience Noire avait fait une mauvaise chute dans sa cellule. Il sera démontré qu’il a été battu à mort par ses gardiens. La disparition de ce leader de la jeunesse sud-africaine, célébrée quelques jours plus tard lors de funérailles présidée par Desmond Tutu, marque l’Histoire des pensées. Son héritage, dépassant largement le cadre d’une commémoration mémorielle, doit être rappelé: Nul ne peut éliminer l’existence d’un autre, si ce dernier prend conscience de son humanité et ose l’affirmer.

 

Lire la suite

09:44 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

24/05/2017

Magique Jordan

Il y a quelques jours, le controversé projet de centre d’accueil pour requérants mineurs non-accompagnés à Aïre a été présenté aux autorités de Vernier. Le 6 juin prochain, il le sera aux habitants du quartier. Les attentes sont grandes, d’autant que la dernière fois que l’Etat s’était présenté devant les habitants pour parler de ce centre, la séance avait été tendue.

Lire la suite

22:24 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook